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Anna Jane McIntyre

La forêt noire

Du 12 septembre au 18 octobre 2015
Le Vernissage aura lieu le samedi 12 septembre de 14h à 16h
Il sera rehaussé par une bénédiction de l’exposition un spectacle de danse d’Abria FLS Colours de la Flava Factory d'Ottawa dans une chorégraphie de Caribbean dancehall spécialement commandée pour l’occasion.

Parler une langue est de prendre sur soi, un monde, une culture.
Frantz Fanon, Black Skin, White Masks

Gatineau, le 28 août 2015. Le centre d’exposition Art-image est heureux de présenter l'installation multimédiaLa forêt noire de l'artiste montréalaise Anna Jane McIntyre.

La forêt noire est une installation-sculpture qui traite de la mémoire et de la nature humaine. Elles se révèlent à travers une forêt ombragée au milieu de laquelle se cache une cabane surréaliste drapée d’un paysage sonore abstrait.

Liant des références culturelles disparates; britannique, trinidadienne et canadienne, La forêt noire réunit le passé lointain comme le moment présent avec un regard cabotant entre la micro et la macro. L’installation est toute en ombres et en nuances et les éléments importants de l'intrigue sont souvent travestis en non-sens. Comme si quelque chose, soit venait de se passer, ou était sur le point d'arriver. La forêt noire est une zone floue où les règles de conduite sont fugaces et brumeuses.

Conçue comme un environnement méditatif, La forêt noire est un espace où les visiteurs aux palais les plus futés, aiguisent leur goût et leur imagination alors qu'ils explorent un univers truffé d'histoires sur le familier et sur l’étrange, sur les amis comme sur les ennemis.

Dans l’installation s’agglutinent des portraits, des hommages, des blagues d’initiés, le vent, des fantômes, des parents, des oiseaux des Tropiques, des moines en prière, des mères qui rient, des fils qui versent le thé, des bébés qui observent et qui les copient en se tortillant les doigts pour tenter de comprendre, des sugarshackscaribes, des mangeurs de balustres, des gargouilles du Devonshire et des murs du Yorkshire. Il y a plusieurs horloges, mais qui ne s’accordent pas entre elles. Ici, les voix étouffées se bousculent pour raconter leurs histoires. Il s'agit d'un spectacle mettant en vedette l'évident et l'oublié. Les bruyants et les cois y ont leur mot à dire. La forêt réfléchit. Il n'y a pas de manuel, vous devez y séjourner un certain temps et tout démêler vous-même, ou vous prélasser dans sa surabondance. Tous sont les bienvenus.

Ce projet a été rendu possible grâce au généreux soutien de Vivacité Montréal par le biais de la Conférence régionale des élus de Montréal (CRÉ), le Conseil des arts de Montréal (CAM) et le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et le programme de mentorat de MAI - (Montréal, arts interculturels).



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